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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:36

Quelqu'une que j'ai aimé !



Lettre à ma petite cousine qui m'a demandé des infos sur sa mère décédée trop jeune .




J'ai un peu réfléchi à ce qui a bien pu se passer pour que ta mère se soit détruite à petit feu, comme tu dis .


En ce qui concerne notre enfance, en fait, nous avons été beaucoup séparées, car ma grand-mère , la grand-mère de ta mère aussi, a provoqué beaucoup de querelles entre ses enfants.


Je ne sais pas bien pourquoi, j'étais très jeune quand mes parents se sont fachés avec la grand-mère (4 ou 5 ans) et ils ne se sont jamais réconciliés.


Comme  ton grand-père était, je pense, le préféré de sa mère, car le plus jeune, il s'est rangé du côté de sa mère.


Jusqu'à cet âge-là, je voyais beaucoup ta mère qui avait mon âge, mais j'ai peu de souvenirs. J'ai quelques photos sur cette période.


Je crois que ta mère était plus souvent chez mes parents , le dimanche car nous habitions l'un à côté de l'autre; le reste du temps ,elle était beaucoup chez notre grand-mère qui l'a, je pense élevée en grande partie. Je crois qu'elle l'aimait beaucoup.


Quant à ses parents, je crois que c'était un couple raté.


Ta grand_mère est malade, sans doute depuis toujours. Je ne sais ce qu'elle a, une névrose ou psychose ????!!! Elle souffre d'une jalousie maladive, d'une obsession par rapport à l'argent et elle se sent toujours persécutée, trompée, trahie. C'est difficile de la comprendre et de la supporter.


Ton grand-père  était alcoolique pendant longtemps, peut-être parce qu'il fuyait son foyer ... Mais, je ne sais pas ? A la fin de sa vie, il avait arrêté de boire, il semblait vivre paisible et heureux loin de sa femme  .. et de ses enfants malheureusement.


Tout ça pour dire que ta mère avait des parents peu équilibrés et, à part sa grand-mère, elle était mal entourée et mal aimée, même si malgré tout, ses parents l'aimaient, mais si mal !


La naissance des frères et soeurs n'a rien arrangé pour ses parents immatures.




J'ai personnellement retrouvé ta mère avec joie lorsque nous sommes rentrées au collège à Henin.


On se voyait au collège uniquement car nos parents ne se cotoyaient toujours pas ou rarement chez mon oncle René, le père de ta grand-mère.


Je pense que c'était l'enfer chez elle, surtout après la naissance des jumeaux.


Ta mère avait rejoint l'église réformée.Elle devait avoir 14 ans.
Je crois que ta mère était bien dans l'église réformée, elle y trouvait un équilibre et une joie de vivre.


C'est là qu'elle a connu ton père .


 Et nous nous sommes retrouvées enceinte toutes les deux en même temps, elle de toi et moi de Luc. Nous avions 19 ans, c'était bien jeune pour être maman.


Nous nous sommes installés dans les deux maisons de nos parents ,celle où nous avions vécu, enfant . A cette époque, on se voyait beaucoup. Tes parents s' aimaient beaucoup et ils étaient heureux de ta venue.


Luc est né un mois après toi, tout allait bien.




Un peu plus tard, tes parents se sont installés à Arras, On se voyait moins.




Puis, lorsqu'ils sont partis sur Paris, on se voyait rarement.. Je crois qu'après, vous avez eu de gros soucis de travail et d'argent.


Je ne sais pas pourquoi la situation a dégénéré et pourquoi ta mère n'allait pas bien, ni pendant combien de temps, ça s'est dégradé.




Je pense que ta mère était malheureuse, qu'elle n'a pas surmonté un certain nombre d'évènements, et peut-être qu'elle était mal entourée et soutenue. Mais, franchement, je ne sais pas grand chose.


Lorsqu'elle est revenue dans le Nord , elle m'a rendu visite à Lens plusieurs fois. Elle n'allait pas bien, elle était visiblement alcoolique. Mais, que faire ?


Elle m'a confié qu'à Arras, elle avait vécu un évènement traumatisant quand ton père a fait une erreur de parcours avec la femme de leurs amis.


Mais, est-ce que la faute d'un moment efface tout le reste d'une vie de famille ??? Tout le monde fait des erreurs .




En tout cas, une chose reste, c'est que ta mère vous aimait toi , ton frère et ta soeur et qu'elle était fière de vous.C'est ce qu'il faut garder.


Il faut oublier sa détresse en fin de vie. Personne n'est responsable.. Chacun fait ce qu'il peut, mais il y a des détresses qu'on ne peut guérir.




J'espère que je ne te fais pas trop de peine en te racontant cela. Je garde de ta mère le souvenir d'une femme courageuse, sympathique et accueillante qui a fait ce qu'elle a pu avec les moyens qu'elle avait. Elle voulait s'en sortir.


Ta mère, c'était quelqu'un de bien .. C'est tout ce qu'il faut retenir !

Et, moi, je l'aimais beaucoup et je regrette de n'avoir pas pu être plus proche d'elle. Nos routes se sont séparées et j'ai eu mes soucis, moi aussi.


Je t'embrasse

 
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:32

MUR

C'est quand on est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur !

mur_pierre_seche_angle.jpg
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Published by clo - dans Humour
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:29
Humour noir :

Aujourd'hui, l'euromillion peut rapporter jusque 130 000 000 d'euros.

Mais, on a plus de chance d'avoir un cancer
 que de gagner à l'euromillion !

On ne peut quand même pas perdre à tous les coups !
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Published by clo - dans Humour
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:27
 

De 2003 à 2006, je me suis engagée dans une association lilloise qui apporte une aide juridique aux migrants et demandeurs d'asile.
Avec ma sensibilité à fleur de peau, mêlée d'un "jte fonce dedans" de pitbul quand les choses ou les gens me révoltent ou m'énervent, j'ai réagi souvent autant contre les politiques, les militants, les administratifs ou les bien pensants, convaincue  qu'il n'y a pas des bons et des méchants, des "qui ont raison " et "des qui ont tort", des bons côté et des mauvais.
Il y a en chacun un peu de génie et de connerie, un peu de bonté et d'égoïsme, un peu de courage et un peu de lâcheté.
 Ci-dessous, un coup de sang que j'ai eu fin 2005:

Je relève dans le mail de C.... P : "Pas en notre nom ?" La belle affaire, nos frigos débordent et la route des vacances est belle. Résistons avec civilité 35 heures par semaine et devenons lentement mais sûrement le dernier homme de Nietche" et" Une seule rupture est possible et elle est extrêmement violente pour le système. Elle consiste à ne plus vivre dans des abstractions qui n'engagent à rien, mais à mettre en oeuvre concrètement le PARTAGE comme réalité vécue. Sommes-nous prêts à nous faire violence ? Sommes-nous prêts, non pas à nous dépouiller de tout, mais à devenir les artistes d'un écoumène fraternel, les artistes présent au monde, produisant non pas des savoirs proliférant qui n'engagent à rien, mais une connaissance vécue, concrète et joyeuse faisant de nous et du monde des êtres lumineux ? Cela serait insupportable pour tous les Sarkosy du monde".

Je vais peut-être paraître à côté de la plaque, mais, pour moi, cela ne me parait pas concret non plus, ces propos-là.

Concrètement, mon frigos est plein , je vais en vacances et je n'en ai pas honte, ça ne m'hôte pas le droit d'être révoltée par la situation des migrants et de le dire."CE N'EST PAS EN MON NOM !"

(Les 35 heures : mieux vaut 35 heures de travail efficace, que 80 heures de tournage en rond ! Ce n'est pas ceux qui courent le plus, qui sont les plus pressés.Ce n'est pas ceux qu'on voit le plus qui font le plus de boulot ! Un travail d'équilibré est plus productif qu'un travail d'exténué !) Ce n'est pas honteux, les 35 heures !!! Ce n'est pas honteux de préserver une vie de famille, d'avoir des amis , des vacances et des loisirs....ça n'empêche pas d'être militant et d'avoir des convictions...et ça permet de rester solide et équilibré !

Ce qui me dérange, c'est que ce que j'ai, les autres ne l'ont pas. Oui, ça, ça me dérange .

Comme disait Coluche :"C'est pas vraiment ma faute si y en a qui ont rien, mais ça le deviendrait si on ne disait rien " et en plus cru : "c'est pas de ma faute si y a des gens qui ont faim, mais, quand je me mets à table, ça m'emmerde de savoir qu'y en a qui n'ont rien à becqueter !

Quant à l'utopie où tout le monde ( les cimadiens) il pourrait être bon, il pourrait être gentil; et ce serait un exemple merveilleux !?!?!? Et Sarko palirait .. ça ne me parait pas concret non plus .

Concrètement, ça m'enquiquine franchement qu'à côté de moi, il y a des gens qui n'ont pas de papiers, et que ça les paralyse, les rend malade, ça crée des traumatismes qui ne guériront pas, et qu'en plus, on les met en taule pour ça, on les persécute, on les humilie. Et tout ça, dans mon pays, chez moi...à côté de mon frigo plein, que, même si je l'ouvre pour partager de temps en temps, ça ne resout pas le problème.

ça m'enquiquine que ...

Zahra 25 ans s'est sauvé du Maroc pour ne pas être marié de force à un vieux qu'elle n'aimait pas, elle est arrivée chez sa soeur en France, le beau frère n'en veut pas, on la place comme bonne dans une famille marocaine, le fils la séduit, elle est enceinte, on la bat et on la jette dehors.Elle vient de déposer une demande de titre qu'elle n'aura pas. Elle est dans un foyer ,elle accouche en mai prochain et dès qu'elle aura son refus de titre, elle sera à la rue.Elle ne peut pas retourner dans son pays où elle sera méprisée et on ne veut pas d'elle chez nous... GALERE !

Ça m'enquiquine que …

Fidi 25 ans malgache : son père est mort quand il avait 10 ans, sa mère est morte quand il a eu 18 ans. (c'est con, elle aurait pu mourir un an avant ). Sa sœur ainée et son beau-frère français l'adoptent et lui permettent de faire ses études en France. Il ne réfléchit pas et pour ne pas perdre de temps dans ses études, il arrive avec un titre étudiant. Il fait des études brillantes et sort ingénieur en informatique. Il demande un titre salarié avec un pré -contrat en poche. Il a un refus 12 mois plus tard. Il fait un recours avec 50 lettres de soutien et attestations. Encore un refus parce qu'il a deux frères à Madagascar ! ça fait huit ans qu'il est en France...

Une entreprise française à Madagascar lui propose royalement un poste de responsable informatique payé…395€ par mois. Les malgaches ne sont pas si exigeant que les français lui dit-on ! SANS PAPIERS avec un prêt étudiant sur le dos et pas le droit de bosser !

Ça m'enquiquine que …

Malika, marocaine, qui a toute sa famille en Europe depuis des années. Elle était régulière en Italie, mais après une rupture sentimentale, la perte de son emploi et le départ de son dernier fils, elle décide de retrouver sa fille et son gendre, français. Elle arrive avec un visa, fait une demande de titre et reçoit un recipissé avec autorisation de travailler. (bonheur )Elle trouve du boulot, un appart et dix huit mois plus tard, reçoit un refus de titre car "elle est régulière en Italie et pas de raison d'être en France". RECOURS……. ANGOISSE..!

Ça m'enquiquine que…

Rachid, marié à une française qui décède en accouchant, son enfant décède plusieurs mois plus tard :il ne répond plus aux conditions donnant droit à un titre de séjour. L'HORREUR EST HUMAINE !

Ça m'enquiquine que…

Ali, marié à un française, qui bosse comme un malade comme plongeur dans un restos pour payer les études de sa femme, se voyant largué par elle parce que "pas assez cultivé", n'a pas son titre renouvelé … car plus de vie commune… SANS PAPIERS !

Ça m'enquiquine que…

Tina, nigériane, quarante kilos toute mouillée, probablement prostituée, qui traine de manière visible une sale maladie entame sa cinquième semaine en centre de rétention à Lesquin, qu'on n'arrive pas à l'aider car elle ne sait dire que ces mots :"I have problems. "

Ça m'enquiquine …

de payer des impôts qui financent des fonctionnaires à la pref qui passent leur temps et leur énergie à envoyer des refus et des APRF à des gens qui de toute façon sont là et resteront là. (à part les malheureux qu'on réussit à expulser, l'HORREUR EST HUMAINE !)

ça m'enquiquine que..

Huit demandeurs d'asile sur dix soient considérés comme des profiteurs ou des menteurs et soient déboutés…

Ça m'enquiquine que…

Ma vieille tante, une brave femme de 75 ans qui vit entre son chat, son fauteuil et sa télé se laisse séduire par la charismatique Marine Le Pen et son discours parce que personne en face n'a un autre discours convaincant.

Ça m'enquiquine que….

Et ça me fait honte qu'un ministre sensé nous représenter avec dignité à la tête du gouvernement emploie des mots comme "racaille" ou "nettoyer les banlieues", alors que ayant suivi le procès Dutroux en Belgique, je n'ai jamais entendu de tels mots par des responsable, non plus sur Papon. Alors que ....

Ça m'enquiquine que..

On se demande si Sarko est un libéral sécuritaire…un humaniste libéral…un sécuritaire humaniste…un humaniste sécuritaire libéral…………..ça ne fait pas avancer le schmilblic.Ce qui m'inquiète, c'est que ce qu'il dit, il ne le dit que parce que l'opinion publique est prête à le soutenir, parce que le terrain est favorable à son discours et à ses lois..

Ça m'enquiquine que..

Il n'y ait personne de droite ou de gauche pour apporter un argumentaire intelligent et humain pour inverser l'opinion des braves gens ni en France, ni en Europe.

PS: Fidi a été régularisé par recours gracieux en 2006; Tina  a été expulsée au Nigeria;Malika a été régularisée par recours gracieux; pas de nouvelles des autres.

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:25
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy : Ils arriveront quand même...
par Jacques LACOUR, Koudougou, Burkina Faso, le 5 avril 2006
Source :
http://www.lefaso.net/article.php3?id_article=13443
b-avions.jpg
                                                                                                                                                         s-barbele.jpeg
A Monsieur Nicolas Sarkozy, ministre de l¹intérieur,



A Messieurs les ministres de l¹intérieur de l¹Union Européenne,

L¹une de vos préoccupations aujourd¹hui semble être d¹endiguer le flux ininterrompu des réfugiés économiques qui assiègent les frontières de l¹Union Européenne, réfugiés qui, pour beaucoup, viennent d¹Afrique noire.

Nous savions depuis longtemps que la pression était forte et des milliers de cadavres balisent déjà les routes du désert quand les vieux camions rendent l¹âme, le détroit de Gibraltar quand coulent les frêles embarcations, ou les autoroutes d¹Europe quand on oublie d¹aérer citernes ou conteneurs où ils voyagent. http://yelims5.free.fr/TopOuNul/SuperNul02.gif

Qu¹une route se ferme, une autre s¹ouvre... et il va en être ainsi pour longtemps !

Vous pouvez bien affréter ces humiliants charters de « retour au pays » qui blessent profondément l¹âme hospitalière africaine, elle qui garde mémoire d¹avoir été convoquée pour défendre la mère patrie,

vous pouvez bien mettre une troisième rangée de grillage à Ceuta et Mellilla (Que faisons-nous encore là-bas ?) ou faire disparaître le camp de Sangate,

vous pouvez bien organiser des reconduites aux frontières sous les feux des caméras de télévision, cela rassurera peut-être vos opinions publiques mal informées, mais cela n¹arrêtera pas l¹arrivée des réfugiés économiques.

Ils arriveront quand même parce que les gouvernements français et européens n¹ont jamais vraiment souhaité que les paysans d¹Afrique de l¹Ouest (80% de la population) puissent vivre du travail de leur terre. Vous refusez d¹acheter leurs produits à un prix rémunérateur qui leur donne la possibilité de rester chez eux. Vous refusez d¹investir dans l¹agriculture familiale qui seule peut fixer les populations chez elles.

Vous avez toujours préféré distribuer de l¹aide déstructurante quand il est trop tard et que les plus faibles sont déjà morts. Vous préférez apporter une aide tardive avec vos stocks d¹invendus transportés à grands frais, plutôt que de créer un environnement qui permette aux paysans africains de développer leurs propres productions et leurs propres stocks.

Vous déstabilisez leurs marchés avec les faux prix du pseudo marché mondial, que vous bricolez à votre guise (par des subventions ou du dumping). Et vous annoncez à tous cette nouvelle soit-disant vérité : Commerce ultra-libéral = développement.

Alors que nous voyons chaque jour que cette recette ne fait qu¹enrichir les riches et appauvrir les pauvres...

Ils arriveront quand même parce que vos collègues chargés du développement l¹ont trop souvent réduit à des aides budgétaires ou à des prêts ponctuels favorisant des régimes corrompus à la tête d¹Etats où règnent le non-droit, la corruption et le racket permanent des plus faibles. Peu de chances alors de voir les plus jeunes se motiver dans un tel environnement. Ils veulent venir en Europe, et ils viendront.

Ils arriveront quand même parce que, quittant la campagne, ces jeunes ne trouvent dans les villes sous-équipées ni travail, ni considération, ni perspectives d¹avenir. Les quelques emplois qui existent sont déjà aux mains d¹une minorité qui se les réserve. Restent les seuls chemins de l¹aventure que "TV5 monde" fait briller à leurs yeux. Ils rêvent de l¹Europe.

Ils arriveront quand même parce que finalement vous en avez besoin

 dans l¹agriculture (légumes, fruits et primeurs) parce que la grande distribution, en écrasant les prix, ne permet pas de salarier normalement ceux qui produisent et récoltent,

 dans le bâtiment, parce que les contrats de sous-traitance de nos grands groupes BTP, s¹ils favorisent la création d¹importants bénéfices, ne permettent pas non plus de rémunérer normalement la main-d¹oeuvre de ce secteur,

 et parce qu¹il faudra bien remplacer l¹importante génération du « baby-boom » qui commence à prendre sa retraite.

Quand la communauté européenne prendra conscience que le monde a besoin de toutes les agricultures du monde, http://yelims5.free.fr/TopOuNul/Applaudissements03.gif

quand la communauté européenne décidera qu¹il est juste et bon que l¹Afrique protège ses filières de productions naissantes (agricoles et autres) pour parvenir à la souveraineté alimentaire, http://yelims5.free.fr/TopOuNul/Super12.gif

quand la communauté européenne ouvrira vraiment ses marchés aux productions de l¹Afrique sub-saharienne pour qu¹elle devienne enfin solvable, http://yelims5.free.fr/TopOuNul/Super12.gif

quand la communauté européenne renoncera à imposer ses Accords de Partenariat Economique (APE, qui sont en fait des accords de libre-échange) qui vont ruiner ce qu¹il reste encore de production locale et appauvrir un peu plus les Etats africains, http://yelims5.free.fr/TopOuNul/SuperNul02.gif

quand la communauté européenne cessera de soutenir les " démocratures " africaines, http://yelims5.free.fr/TopOuNul/SuperNul02.gif

Alors, Monsieur le ministre, Messieurs les ministres, alors seulement, peut-être, la pression sera moins forte à vos frontières.

Bon courage !
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:20
Un petit tour à la pref de Lille le lundi matin ou" Les 12 travaux d'Astérix"

 



A la demande de son avocate, j'ai accepté d'accompagner Mme X de nationalité Y à la pref de Lille.

 


Mme X est en France depuis 26 ans, elle a toujours été en situation régulière sur le territoire français , elle a un travail et possède sa maison, elle veut devenir française et comme elle dit :"Je me sentirai plus tranquille comme ça . "

 


Elle a déjà demandé la nationalité française ,voici quelques années, mais on l'accuse d'être polyandre, ce qui est faux. En fait, elle a eu un mariage religieux dans son pays d'origine, il y a très longtemps, mariage de tradition oral, rompu par tradition orale trois ans plus tard.

 


Elle est allé dans son pays pour fournir toutes les preuves de ce mariage et divorce non actés.

 


Avec elle, avant d'aller à la pref, j'ai vérifié et rangé tous les papiers, originaux , copies et traductions d'actes, j'ai joint un courrier explicatif concernant ce premier mariage. Je n'ai pas l'habitude des naturalisations, mais qui vivra, verra .

 


Nous nous sommes donné rendez-vous à la pref le lundi 30 janvier 2006.

 


Je l'ai rejointe vers 8H15 ce matin -là, il faisait - 5°. Mme X était arrivé vers 6H du matin, elle était en deuxième position.

 


La pref se trouve à l'angle de deux rues, d'un côté il y a la file des demandeurs d'asile et de l'autre les demandes de naturalisation en file indienne derrière des barrières. Le nombre de tickets étant limités, il faut arriver tôt pour être sûr de passer. J'imagine que certains devront revenir !

 


Un policier est en faction devant la porte, il a froid lui aussi.

 


Le personnel de la pref arrive peu à peu, ils adressent un bonjour au policier, mais aucun n'a ni regard, ni bonjour pour les gens qui attendent dans le froid.

 


Vers huit heures trente, le policier fait rentrer les demandeurs d'asile, ils s'avancent en silence toujours en file indienne, les visages sont fermés, glacés, anxieux . Mon cœur se serre, j'ai l'impression de voir défiler devant mes yeux toute la misère du monde. Ils sont 20 environ, je calcule que selon les chiffres officiels , seulement 4 auront leur statut de réfugié, et les autres ??? Galère, galère pendant des mois, puis des années . Des sans-papiers .

 


Nous avançons enfin avec Mme X, il faut prendre un ticket qu'il faudra rendre en sortant.

 


Nous sommes reçu dans un bureau au premier étage par un monsieur poli et correct, on ne lui en demande pas plus. Il vérifie un à un tous les papiers. Les traductions ne sont pas valables car il faut un traducteur assermenté français et pas marocain, il manque aussi une ou deux autres pièces concernant un kafhala. Il agrafe tous les papiers qui sont bons et fait la listes des pièces manquantes.

 


Il faut revenir, mais Mme X me dit qu'elle est contente, on n'est pas tombé sur le "méchant". Elle ajoute : "Le méchant, à chaque fois, il dit, "vos papiers, ça ne va pas, je ne peux pas les prendre", c'est pour ça que j'ai été chez l'avocat, je ne savais plus quoi faire."

 


Lundi 6 février 2006

 


J'arrive à huit heures 20, Madame X attend, elle est première ,cette fois, elle est arrivée à

 


5 H30 , il fait moins froid. Derrière elle, la même dame que lundi dernier. On se reconnaît, on se sourit .

 


  •  
  • Ah, il vous manque des papiers à vous aussi !

Nous engageons la conversation, nous ne sommes pas congelé comme la semaine dernière.

 


Elle me dit que quand elle est arrivé en France voici plus de vingt ans, elle ne savait pas où s'adresser, elle a beaucoup galéré, mais elle s'en est sorti, sa fille termine ses études d'infirmière et son fils ses études d'ingénieur. Je lui dis qu'elle peut vraiment être fière d'elle, qu'elle a vraiment du mérite.

 


Elle me raconte qu'avant d'avoir ses papiers, elle avait rêvé quelle était morte et qu'en arrivant au ciel, elle criait: "Je ne peux pas entrer, je n'ai pas de papiers ."

 


Nous rentrons après le défilé des demandeurs d'asile. Ticket. Etage .

 


Celui ( surnommé"le méchant", je le saurai après. ) demande le ticket de Mme X et l'invite à rentrer, je la suis en expliquant que je suis de la Cimade et que j'aide MmeX à constituer son dossier. Il me dit d'un ton froid :" Ah, non, Madame, je ne peux recevoir qu'un personne à la fois, PLAN VIGIPIRATE." Je réponds que la semaine dernière, je suis rentré dans l'autre bureau sans problème.

 


-"Bon, dans ce cas-là, je demande à mon chef ."

 


C'est la "chève" qui nous reçoit, elle dégrafe tous le dossiers que le monsieur de la semaine dernière avait agrafé. Je lui dit que ce monsieur nous a dit que les pièces agrafées étaient bonnes. Elle réponds sèchement qu'elle doit tout vérifier quand même.

 


Cette fois, c'est le certificat de décès du père de Madame qui n'est pas bon. "Il faut un acte, pas un certificat". Sur un certificat, il n'y a pas la date de naissance, il n'y a que la date de décès.

 


"Je vous rends tout. "

 


Elle ne vérifie rien d'autre et nous salue.

 


Nous reviendrons la semaine prochaine, Mme X me dit qu'elle a chez elle un acte de naissance de son père avec la mention "décédé".

 


Le policier bien aimable qui était en faction ce jour-là nous dit au-revoir, je lui lance :"A la semaine prochaine !" Il faut bien humour garder.

 


Rendez-vous dans la semaine pour remettre le dossier en ordre, re vérifier !

 


Rendez-vous lundi 13 février à la pref. Troisième épisode .

 


JE NE LACHERAI PAS L'AFFAIRE . JE LES AURAI UN JOUR ! JE LES AURAI !

 


A suivre ………………..

 


Lundi 13 février 2006

 


He ben non !On s'est encore fait jeter.

 


Comme dab, on a fait la queue au 171. Il pleuvinait et il faisait 0°.

 


A 8H35, le policier de service est venu dire au demandeurs d'asile que personne n'était arrivé et qu'ils devaient attendre.Il a fait rentrer les demandes de naturalisation.

 


Mme X était n° 1 et nous sommes monté au premier où une dame assez sympa et humaine nous a reçu.

 


Elle a demandé pourquoi le dossier était complètement défait alors que son collègue l'avait agrafé. J'ai répondu que sa chef avait voulu tout vérifier.Elle a eu l'air contrariée.

 


Donc, elle a dû revérifier les papiers un par un.

 


Il y a des originaux d'actes, des traductions et des copies.(3 à 4 centimètres de papier en hauteur).

 


Mme X a du mal à s'y retrouver quand on lui demande un papier.

 


La dame de la pref s'énerve un peu et nous dit qu'elle ne peut consacrer que 20 MN par personne.

 


Je commence à m'énerver. Je lui fait remarquer que si elle avait devant elle des papiers en arabe, elle serait sans doute aussi lente que Mme X qui n'est pas forcément une intellectuelle et qui n'est pas forcément à l'aise avec l'écrit. J'ajoute que 20Mn avec chaque personne, c'est faux car on fait revenir les gens 3 ou 4 fois et dans des conditions honteuses.(J'ai vu en descendant des gens au guichet à qui on disait qu'ils ne pouvait avoir de ticket car les fonctionnaires ne pourraient plus aller déjeuner.)Ce serait mieux de passer du temps la première fois et d'éviter les erreurs.

 


Cette dame est apparemment humaine et semble un peu gênée de cet "accueil".

 


Elle nous dit en excuses que lorsque les gens viennent chercher un dossier, elle coche les papiers à rapporter sur la liste, ce que ne font pas d'autres préfectures.

 


Le premier acte de mariage de Mme X n'est pas original, c'est une copie. Je ne l'avais pas vu car les deux autres fois, on ne nous a rien dit sur cette acte. J'avais seulement vérifié les papiers manquants.

 


Arrive "le méchant" qui reconnait Mme X, ce monsieur s'y croit, c'est clair. Il est imbu de cette misérable parcelle de pouvoir dont il se pare , il se sent fort et puissant.Si je n'étais en colère, il me ferait pitié.

 


Je demande quand même pourquoi on a obligé Mme X à aller chercher au Maroc un acte de mariage et un acte de divorce de sa première union,( actes datés 30 ans après) alors que c'était un mariage religieux de tradition orale et qu'au regard du droit français, elle n'était pas mariée.(mariage contracté à l'âge de 16 ans et rompu à 19 ans avec un enfant )

 


Comme c'est"le méchant" qui a demandé ces actes a posteriori. Il me jette que sur l'acte du deuxième mariage, c'était écrit qu'elle était divorcée.Je réponds que c'est impossible puisqu'elle n'était pas mariée.Il me jette:" si,si c'était écrit, c'est pour cela que j'ai demandé les actes du "premier mariage". Il ajoute du reste :"il y a eu deux ou trois mariages peut-être, je ne sais plus !" avec un mépris non dissimulé.

 


Je dis à Mme X qu'il vaut mieux y aller et qu'on allait refaire le point, car je veux tout vérifier.

 


Nous rangeons tous les papiers et nous sortons, je ne sais si nous avons eu nos vingt minutes réglementaires.

 


En sortant, nous allons boire un café en face, je suis consternée et Mme X aussi.Elle me dit qu'elle va retourner voir son avocat, mais qu'elle est découragée.

 


Je lui demande si elle veut vraiment être française,elle ne sait plus.

 


Je comprendrais qu'elle abandonne, mais en même temps, je suis en rage et je crois que tout est fait pour décourager les gens ,j'en suis persuadée.

 


Ces gens -là ne sont pas digne du salaire financé par le contribuable français. Ils se réclament de la charte Marianne , mais n'ont pas le respect des citoyens...A moins que les étrangers ne soient pas des citoyens.. question à poser au ministre de l'interieur et ses préfets.

 


C'est honteux de faire revenir les gens tant de fois dans des conditions pareilles.Et pourquoi, on ne leur dit pas une bonne fois pour toute, tous les papiers qui ne vont pas ?

 


Et pourquoi ces gens qui sont fonctonnaires, casés à la pref ne savent même pas dire bonjour en passant?

 


J'ai la rage...même si il y a pire, c'est vrai... Mme x n'est pas dans une situation dramatique, c'est clair.

 


J'ai bien vérifié le deuxième acte, je ne vois pas mention d'un quelconque divorce. Je vais contacter l'avocat car c'est en effet complexe.

 


Je me demande si ce mariage acté a posteriori n'est pas un piège à cons dans lequel on aurait embourbé Mme X.

 


peut-être à suivre !

 


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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:17

Commission juridique à Lille

Opinion à propos de la nouvelle commission de reexamen de sans papiers par Clo

C'est une chose de soutenir les sans papiers dans leurs revendications, c'en est une autre de soutenir n'importe quelle action suicidaire !

C'est une chose de dénoncer les aberrations de la loi, c'en est une autre de courir derrière n'importe quel groupe de défenseurs de sans papiers, généralement dirigé par des "avec papiers" qui risquent peu !

Soutenir les sans papiers n'empêche pas d'être sensé, crédible, honnête et intelligent !

En tout cas, s'il faut se réjouir de l'élargissement de cette nouvelle commission qui vient d'être créée à Lille par la préfecture avec une dizaine d'associations qui depuis longtemps sont confrontées à la réalité de ces hommes et femmes qu'on nomme "sans papiers" et que ces associations défendent.

J'applaudis des deux mains, en particulier, la présence des associations qui défendent le droit des femmes, car, parmi les sans papiers, elles sont souvent les plus mal loties, les plus exploitées et souvent même rejettent par leurs compatriotes, même ici.

Et, que dire des homosexuels !

La dite "commission juridique" du bon vieux temps existait déjà avant les accords Delarue. En ce temps-là, la Cimade de Lille avait généreusement le droit de présenter deux dossiers par mois. Il a fallu batailler avec les trois autres du " canal historique, voire préhistorique " pour obtenir le même nombre de dossiers que la LDH, le MRAP et le CSP après les accords Delarue.

( Je précise qu'il n'y a jamais eu de place pour les jeunes bénévoles dans cette commission, jeunes étudiants en droit, jeunes juristes, avocats débutants, d'où un peu d'ironie . )

D'ailleurs, commission d'hier ou d'aujourd'hui, c'est toujours du domaine de l'arbitraire, de l'inégalitaire et de l'injuste ! C'est hors la loi ! C'est le pouvoir discrétionnaire, donc le bon vouloir de tel ou tel préfet ou secrétaire général, la mise en œuvre inégalitaire d'accords locaux.

On peut comprendre que des associations s'engouffrent dans ce mécanisme pour sauver quelques cas, mais c'est de l'ordre du sauve-qui-peut, des "listes de Schindler" qui ne peuvent satisfaire les défenseurs de la démocratie et les défenseurs de la justice, la même pour tous.

De même que l'on obtient des régularisations au cas par cas, des primes à la grève de la faim (ou des punitions à la grève de la faim), rien de tout cela n'est sain et juste.

En tant que bénévole, j'ai vu des gens proposer de l'argent pour être sur la liste mensuelle, pire, j'ai vu des personnes se mettre à genoux et supplier. Et à l'intérieur des associations, les bénévoles allant en préfecture se faire particulièrement courtiser alors que ceux qui tentaient tout pour passer par la loi en travaillant leurs dossiers étaient considérés comme des loosers.

La loi étant si restrictive, on préfère passer par la loterie de la commission.

Peut-on s'installer dans de telles pratiques et parler, comme je l'ai souvent entendu, de NOTRE VICTOIRE à Lille avec les accords Delarue, d'autant plus qu'il y a nombre de régions où le cas par cas existe.

Partout, on préfère régulariser dans l'ombre pour ne pas déplaire à l'électorat.

Je cite un militant Cimade parlant de régularisations économiques probables dans les prochains temps , faisant suite à une discussion sur l'article paru dans le monde ci-dessous :

"La disposition adoptée sur une "régularisation économique" ressort bien plus d'une nouvelle possibilité du discrétionnaire préfectoral que d'une mesure globale. L'encadrement règlementaire sur le type de métiers, les besoins et bassins d'emplois va sans nul doute lui donner de larges restrictions.

Ce qui est en jeu dans cette mesure comme dans toutes les autres, c'est la méthode dans laquelle se développe ce pouvoir discrétionnaire, c'est à dire d'abord les conditions de traitement et d'accueil des personnes dans les préfectures. C'est la que se mitonnent pour les personnes migrantes, demandeuses d'asile ou réfugiées la cuisine peu ragoutante des régularisations en fonction de "l'adaptabilité au marché de l'emploi", de "l'inserabilité" dans "l'identité française", etc....

C'est le sens du projet d'observation des pratiques administratives. S'il est évident que nous devons mieux nous accaparer ces nouveautés d'une régularisation "officielle" par le travail, c'est bien la machine administrative dans son ensemble et son arbitraire qu'il faut démonter. Car au fond, qu'il s'agisse de migrants économiques, de demandeurs d'asile, de conjoints de français ou de familles, c'est bien la même logique et le même traitement qui sont à l'oeuvre. "



LE MONDE | 18.10.07 | 11h12 • Mis à jour le 18..10.07 | 11h25
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On les a vus, en mai, occuper le res taurant Buffalo Grill de Viry-Châtillon (Essonne) ou, en mars, lutter contre leur expulsion alors qu'ils travaillaient depuis des années à la Cooperl, l'abattoir de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) : les travailleurs sans papiers aujourd'hui employés dans l'illégalité par des entreprises françaises vont pouvoir déposer une demande de régularisation.

Cette nouvelle disposition, ajoutée par un amendement parlementaire au projet de loi sur la maîtrise de l'immigration, est passée inaperçue, occultée par la polémique sur l'usage de tests ADN en matière de regroupement familial.
Voté à l'unanimité à l'Assemblée nationale – avec l'aval du gouvernement – et dans les mêmes termes au Sénat, le texte répond, selon ses auteurs, les députés Frédéric Lefebvre (UMP), Yves Jégo (UMP) et Nicolas Perruchot (UDF-Nouveau Centre), à la volonté du président de la République d'accroître la part de l'immigration économique dans les flux migratoires. Le Parlement doit adopter définitivement la loi le 23 octobre.
"A titre exceptionnel, il est nécessaire de pouvoir régulariser des travailleurs", souligne l'exposé des motifs du texte. Il s'agit de "donner la faculté à l'autorité administrative de régulariser un étranger sous la réserve qu'il trouve un travail dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement".
L'idée est née, au printemps 2006, d'un débat entre Frédéric Lefebvre, alors conseiller parlementaire du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy, et le député (Verts) Noël Mamère, au moment où le Parlement, examinant la précédente loi sur l'immigration, s'apprêtait à supprimer la régularisation de plein droit des étrangers au bout de dix années de présence en France.
"AU CAS PAR CAS"
Pour le gouvernement, cette régularisation était une prime à la clandestinité. "M. Mamère faisait valoir que nombre d'étrangers, en dépit de toutes les difficultés rencontrées, avaient montré une grande obstination à rester en France et trouvé les moyens de se construire une vie", se souvient M. Lefebvre. Sensible à cette argumentation, le conseiller de M. Sarkozy s'était alors mis à travailler sur un amendement. Il précise n'avoir pas réussi, à l'époque, à trouver une rédaction qui satisfasse le ministère de l'intérieur, "plutôt hostile à l'idée".
La nouvelle possibilité ainsi offerte de régulariser les travailleurs relève du "bon sens", estime M. Lefebvre. "A partir du moment où nous définissons des secteurs économiques en tension, avec l'idée de faire appel à des étrangers pour les soulager, regardons déjà sur notre territoire s'il n'y en a pas des compétents pour répondre aux besoins, et donnons pour cela la possibilité au préfet de régulariser ces personnes, au cas par cas", explique-t-il.

VIVIER DE PERSONNEL
Le nombre de sans-papiers en France est estimé entre 200 000 et 400 000. Ils répondent aux besoins des secteurs aux conditions de travail difficiles, qui rencontrent des difficultés endémiques de recrutement : l'agriculture, le bâtiment, l'hôtellerie et la restauration… Devant les directeurs régionaux et départementaux du travail et de l'emploi, lundi 24 septembre, M. Hortefeux avait souligné que 470 000 offres d'emploi restaient non pourvues en France, "parce que – pourquoi le nier – il s'agit de métiers que nos citoyens ne veulent pas exercer".
"Dans certains départements marqués par de fortes pénuries de main-d'œuvre, le préfet pourra procéder à de nombreuses régularisations. Dans d'autres, ce ne sera pas utile", souligne le député Frédéric Lefebvre, "convaincu que la mesure peut très bien fonctionner". Elle offrira aux préfets, ajoute le député UMP des Hauts-de-Seine, une nouvelle voie pour sortir de situations parfois inextricables "faute de base juridique". Tel était le cas des salariés sans papiers, démissionnaires ou licenciés, de Buffalo Grill, dont 20 seulement sur 68 ont obtenu une régularisation (Le Monde des 15 juin et 7 juillet).
L'entreprise qui jouera le jeu encourra-t-elle les sanctions prévues dans le code pénal pour les employeurs d'étrangers sans titre (3 ans de prison) ? "C'est un dispositif totalement nouveau dans notre droit", reconnaît M. Lefebvre. "Il ne s'agit pas de donner un guichet de régularisation aux employeurs voyous", affirme M. Jégo.
Selon André Daguin, président de la Fédération des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie, cette nouvelle mesure offrira un vivier de personnel aux entreprises, "notamment pour le recrutement de saisonniers" et"assainira la situation dans le secteur".
Les associations de soutien aux étrangers se montrent, elles aussi, favorables à une telle disposition, mais se disent prudentes. "La régularisation relèvera du pouvoir discrétionnaire des préfets, ce qui laisse craindre des différences de traitements illégitimes, qui seront difficiles à expliquer aux personnes, relève Nathalie Ferré, présidente du Gisti. Et il ne faudrait pas que cela se traduise, comme lors de la régularisation exceptionnelle de l'été 2006, par un engouement au départ mais au final très peu de régularisations, et le risque pour les déboutés d'être interpellés."
L Van Eeckhout
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Published by clo - dans Migrants
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:11
Lettre au président que j'ai écrite au moment de mon départ avec pas mal d'écoeurement :


Je t'envoie ce jour en recommandé la lettre pour laquelle je t'avais demandé un accusé de réception …………



Ainsi que la clé de l'association…



Et je te rends aussi ta confiance bien que je ne sache plus si tu me l'avais donné ou reprise.( comme tu la redonnes souvent, je déduis que tu la reprends aussi souvent)…………



Je suis évidemment écœurée par ce massacre et le travail de trois ans foulé au pied par des gens qui en ont profité sans jamais le reconnaître, toi le premier..



Et cette imbécillité que j'ai eu de faire toutes les demandes de subvention avant de partir par scrupule et amour du travail correct et sérieux.. je ne suis pas partie comme une voleuse! Quelle conne!



Je ne sais pourquoi tu es resté pour participer à ce massacre et pour y contribuer largement .



Après toi, le déluge ! Attila !



La session, le site internet, toutes les petites relations baties au fil du temps et que tu ignores.. et M…



Tu ne t'es jamais interessé au vrai travail des personnes, tu survoles tout, tu fais toujours semblant de savoir et de connaître, mais ,en fait, tu as fait ton show de président et tu vas partir le continuer ailleurs en profitant du travail des gens et en bouzillant tout avant de partir..



Peu t'importe, tu continueras à dire des oui, à jouer au Bon Dieu ,à te glorifier de tes passe-droit, tes relations et tes entrées en préfecture ou autre, tes quelques privilèges d'ailleurs si dérisoires et si passagers…



Peu t'importe de ne rien construire et même de détruire, ton costume de pasteur t'ouvre de nouvelles portes, de nouveaux honneurs ,de nouvelles relations dont tu es si friand.



Tu es d'ailleurs pressé de partir… ce terrain de jeu ne t'amuse plus!



Peu t'importait de laisser une salariée supporter de pauvres gens incompétents et inconséquents pourvu que toi, tu aies le beau rôle de président du lundi matin..et dans diverses réunions…



Que d'énergie dépensée à donner raison à une vieille dame insensée, envahissante pour lui verser des frais de téléphone aberrants! Que de manipulations pour gagner une fausse paix dans ton rôle de celui qui dit oui à n'importe quoi pour jouer le bon !



Peu t'importe de laisser partir l'argent public pour n'importe quel remboursement, ce n'est pas toi qui a fait les budgets, les rapports, les prévisionnels! Facile de dire oui ! Les autres font le boulot…



Facile de défendre les droits de l'homme avec des beaux discours et parallèllement d'écoeurer une salariée en laissant dire et faire n'importe quoi …plus facile de laisser partir quelqu'un de sérieux ,impliqué et compétent que de faire face à quelques vieux accrochés à leur branche …



Tu n'es pas innocent et tu n'es pas victime…même si tu n'es pas seul coupable de ce fiasco…



La réalité est que tu n'as jamais pris à cœur !



Pour ma part, j'ai beau revoir la situation, je ne pouvais pas rester et mener des combats continuels tout en me coltinant le boulot de gestion,et tout en me prenant les accusations de prise de pouvoir avec M…………...Et toi, survolant tout, ayant toujours l'air de donner raison à tout le monde, prenant les honneurs, mais jamais les vraies responsabilités : mener et faire tenir une entreprise…reconnaître les compétences, partager officiellement les responsabilités, aider à une reflexion intelligente, cadrer les personnes difficiles, ne pas laisser faire n'importe quoi sous prétexte de bons sentiments, faire équipe…suivre et appliquer les décisions.. moins parler ! Agir !



Ai-je pris le pouvoir ? ou ai-je essayé de faire avec un président absent et superficiel sur qui on ne pouvait pas compter ?



Les autres, on ne peut leur en vouloir, ils sont arrivé là par défaut et sont accrochés comme des malades à leur petite place, ils sont peu intelligents, ce n'est pas de leur faute.. Mais, ce n'est pas ton cas…



Je te signale entr'autre que je n'avais pas besoin de flatteries du genre "tu es une précieuse collaboratrice ".Je n'étais pas à ton service, nous étions associés dans une association loi de 1901 et je faisais sérieusement un boulot de trésorier..Je n'avais besoin ni de ta confiance (en mot) ni de tes compliments. Sache qu'à Liévin, j'étais responsable d'une école maternelle à sept classes et de 200 élèves, qu'avant ça, j'étais directrice à  Lens où j'ai vécu 7 incestes, onze cambriolages et je ne sais combien de drames humains….Aussi, tu vois …tes compliments et ta confiance,ça me fait rigoler…tu n'es ni mon pasteur, ni mon père… et si tu te places toujours en dehors des groupes ou associés, faisant comme tu le dis de l'observation (ethnologique j'imagine…) , je crois que tu n'as de confiance en personne, tu fais ton show tout seul, en faux ami…en faux sympa!



Va vers d'autres show !



Mais, dépouillé de ta superbe et de ton costume de pasteur si confortable, qui es-tu ?????



Je voulais venir te voir face à face, mais, est-ce que ça en vaut la peine ?

A cejour, il est toujours président de l'assos, bien qu'il ait déclaré de nombreuses fois ne pas avoir demandé à venir et souhaité partir au plus tard avant fin 2006.Mais, Pasteur oblige, il reste pour obéïr à ses pairs .(pères)

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Published by clo - dans My life
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