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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:57

 My life continue son cours avec son lot d'évènements insolites. Aurais-je imaginé que l'on portasse plainte contre moi pour vol de données informatiques ? C'était sans compter sur le groupe d'intérêts personnels, mon sympathique ex employeur. 

  GIP     

  3 ans "Chapitre 1" (à suivre)

Arrivistes

C'est quand même cocasse; après 60 ans  de vie tranquille, je suis devenue délinquante, ça fait beaucoup rire mon entourage, mais malgré tout, c'est clairement consternant.

Beaucoup d'ami(e)s et de relations rencontrés dans ma longue  vie m'ont proposé de me faire un témoignage d'honorabilité et j'en suis heureuse et touchée, mais, je n'en suis pas encore là.

Cependant, la semaine dernière, alors que je bullais pénardement dans ma salle de bain, Jo m'apprend que la police est dans la maison concernant la plainte du GIP .

 Connaissant Jo et son côté "blagues à deux balles", je lui réponds: "sans blague" d'un air guoguenard.

 Mais, non, il insiste de plus belle. Et, moi, toujours incrédule, je lui réponds: "La police belge ou la police française ?". Sérieusement, il me dit : "La police belge, ils sont dans la salle à manger, ils veulent ta déposition."

Constatant qu'il est sérieux, je descends donc rencontrer ces braves gens,à savoir mon agent de quartier (comme nous avons en Belgique) et sa collègue. Ils me rappellent la plainte qui a été déposée contre moi en février 2012, alors que j'étais en arrêt pour burn-out et que je venais de donner ma démission, car je ne voulais plus travailler là-dedans. Je me détruisais peu à peu et il fallait en finir. 

Ils me proposent donc, soit de prendre ma déposition immédiatement ou de me recevoir au poste de police dans le courant de la semaine. Comme j'ai un gros dossier à remettre en ordre avant de leur remettre les éléments importants, je fais le choix de me rendre au poste dans la semaine; ça me donnera le temps de me replonger dans ces évènements que j'ai partiellement zappé de ma mémoire.

Ce mercredi, je suis donc allé faire ma déposition et fournir la liste des dossiers qu'on m'accuse d'avoir volé, c'est tout mon travail depuis trois ans à la mission locale , puis au GIP, tous mes brouillons  que j'avais laissé sur mon espace informatique perso et, conne de conne comme je suis , que je m'étais  envoyé par mails, plusieurs mails car c'était volumineux, en laissant ces mails dans ma messagerie professionnelle.

Mais, t'es conne ,clo.  Quel pain béni pour l'opposition !

En réalité, je voulais tout effacer et prendre du temps plus tard pour trier ce qui était des outils ou documents perso que je voulais garder, notamment, les copies des courriers et mails nombreux que j'avais fait à ma directrice pour signaler nombre d'anomalies qui ont sans doute causé ma perte dans cette boite, car j'étais sans doute trop "chiante".

En plus, comme je devais récupérer un dossier de paye tout pourri,  j'ai demandé le même salaire que celui qui me transmettait ce dossier. Ce jour-là, j'ai signé mon arrêt de mort. J'étais sans doute la personne à abattre et ils ont réussi. ... à m'écoeurer et me faire partir. Bah, je ne regrette rien. ....Ni le bien, ni le mal quon m'a fait.... gna gna gna ..tout ça mest bien égal.... NOON, rien de rien.................. .... 

Finalement, j'étais méfiante, mais hyper naïve.J'aurais simplement pu tout enregistrer sur ma clé USB, mais, je n'ai pas imaginé qu'ils iraient jusqu'à porter plainte contre moi avec, en plus, une précipitation incroyable.

A l'époque, du reste, j'étais toujours salariée du GIP et de plus, salariée protégée car, en congé de maladie.

Dès ma démission reçue, ils sont allé dans ma boite mail, ont tout vérifié et ont vu évidemment que je m'étais envoyé mes dossiers . Et, sans avertissement, sans respect des procédures, sans me convoquer pour explication, ils ont d'emblée porter plainte contre moi.

Et, ensuite, stupidement, ils m'ont demandé des explications, après avoir demandé conseil au juriste du GIP qui ne sait pas qu'après avoir déposé une plainte, on ne demande pas d'explications à la personne concernée, l'affaire est entre les mains de la police et ils n'ont plus rien à me demander.

Je me suis quand même payé le luxe jouissif d'aller leur dire que je n'avais rien à leur dire. C'était trop trop ! 

De toute façon, étant toujours salariée, je me devais de répondre à leur convocation à la fin de mon congé de maladie.

 En fait, ils me repprochaient d'avoir volé mes propres dossiers alors que j'étais salariée et que ,par ailleurs, j'avais signalé que j'avais sur ma clé USB perso l'entièreté des payes et comptas des 4 dernières années que j'avais dû sauvegarder avec l'informaticien, car on changeait la version des logiciels paye et compta. Il fallait une clé USB et je n'en possédais pas au boulot, je n'avais que la mienne et ce jour-là, mon responsable était absent, comme très souvent.

 

Renseignements pris, j' étais, en effet, dans mon tort en m'envoyant mes tableaux chez moi, car ces tableaux et documents appartiennent à la structure, j'ai été payé pour les faire et je les ai enregistré sur les espaces communs ou particuliers de la structure. N'ayant aucune intention malveillante, je n'ai même pas pensé commettre une erreur, d'autant plus que ces données, pour les plus importantes, je les avais dans ma tête à force de les renseigner partout.

La seule raison de cette plainte était sans doute de me salir, me discréditer,me faire taire, mais, ça a eu l'effet inverse, j'ai reçu neuf pages de mails de mes collègues et de gens qui avaient quitté la structure les deux dernières années. D'ailleurs, j'ai fait une copie, ai enlevé tous les noms et ai fourni ces mails à la police. Je sais que ça n'a pas de valeur, mais ce n'est pas inutile de donner ces infos. 

Et, quant à me faire taire, ils ont vraiment utiliser le plus mauvais moyen pour y parvenir . Depuis 60 ans, personne n'a jamais trouvé le bouton OFF pour me faire taire quand je suis en rage .

 

Bref, mon agent de quartier m'a dit que ma déposition allait retourner chez le procureur du roi belge, qui transmettrait au procureur de la république français qui ne m'informera de rien si la plainte est classée sans suite.

 Mais, au moins, on sait à quoi servent nos impôts ! 

On ne se demande plus : "Mais, que fait la police ?"  Elle fait son travail.

 

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Published by clo - dans My life
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commentaires

Claude Lemieux 20/01/2017 04:38

Sublime épopée ma chère Clo. Beaucoup de plaisirs à te lire. Je suis tombé par hasard sur ton blog en recherchant une citation d'un syndicaliste bien connu de ma province mais maintenant décédé (Michel Chartrand - "Mieux vaut manger une tranche de pain debout qu’un steak à genoux."). Je te laisse avec une expression de l'un de mes partenaires de chasse à l'orignal qui s'énonce comme suit : "Percer des dents". Cette expression est plutôt commune quand on parle des bébés qui commencent à faire leurs dents après quelques mois d'existence. Par contre, quand on dit d'un adulte, qu'il perce des dents, on entend par là qu'il est choqué ou qu'il en veut à quelqu'un ou qu'il perd les pédales ou qu'il s'en fait trop pour une situation. Par exemple, on pourrait dire à l'adulte "Arrête de percer des dents" ou "Bon, ça y est, il perce des dents". Voilà ma modeste contribution à ton blog. Bonne année 2017 à toi clo.