Putain de merde de chienne de vie !
J'ai perdu un fils et j'ai quand même mal pour mon chien qui est malade.
L'un n'empêche pas l'autre, le fait d'avoir vécu un drame n'empêche pas de souffrir pour des choses moins graves.
Quand on aime, on aime, point.
Oh, bien sûr, si j'avais pu donner la vie de mon chien pour sauver mon fils, je l'aurais fait. Mais, heureusement, je n'ai pas eu à faire de choix aussi débiles.
Tout simplement, lorsqu'on a des sentiments de compassion et d'empathie, on en a pour toutes les souffrances, qu'elles soient humaines ou animales. C'est la même démarche qui procède de cette
émotion que l'on ressent pour l'autre, le souffrant.
C'est aussi une émotion égoïste inconsciente, on perd quelquechose de soi même comme si les êtres que nous aimons étaient un prolongement de nous-même et leur souffrance devient notre souffrance,
leur disparition, une amputation, plus ou moins grave selon le niveau d'attachement.
Et, puis il y a cette empathie universelle que l'on ressent en voyant les misères du monde, comme pour ces italiens ,en ce moment, dans les abbruzes. Et, encore, cet égoïsme qui nous fait dire
aussi vite : Heureusement que ce n'est pas moi ou ceux que j'aime !
J'arrête de philosopher.
Roxe a l'air de bien supporter son traitement, elle vit sa vie de chien sans penser à la maladie.
Et, puis, c'est le printemps, la vie qui renait, la nature qui reprend ses droits .
je t'embrasse