Lundi 19 janvier 2009
Voilà, Raymonde nous a quitté à 88 ans.  Raymonde
François reste désespéremment seul.
Et que faire pour un vieil homme têtu qui veut rester chez lui au risque de tomber à tout instant et qui veut continuer son petit bonhomme de chemin dans son environnement familier alors que tout le monde voudrait le voir dans un home, soigné, entouré, protégé ?
A mon avis, il faut respecter son choix, le laisser finir ses jours dans cette petite maison qu'il a faite entièrement de ses mains et où il a vécu heureux avec son épouse pendant toutes ces années.
Il faut respecter sa liberté au risque de ........
Et, l'entourer du mieux possible pour les tâches du quotidien ......
Par clo - Publié dans : My life - Communauté : De la Vie
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Lundi 19 janvier 2009
25 ans déjà que Ben est apparu sur notre petite planète bleu.
C'était en janvier 1984 et il neigeait sans arrêt dans le Nord.
Le lendemain de sa naissance, Ben a été emmené au service des prématurés à Arras, non pas qu'il soit prématuré, mais il devait être exanguiné car, à cause d'un problème rhésus, j'avais empoisonné son sang.
Exanguiné, ça veut dire qu'on a entièrement changé son sang par un système de perfusion. On lui a injecté trois fois la quantité de sang qu'il avait dans le corps pour faire partir tous les anti corps anti rhésus que je lui avais transmis à l'insu de mon plein gré.
En tout cas, merci aux anonymes qui lui ont sauvé la vie en donnant leur sang .

Il parait que l'opération de transfusion est traumatisante pour le bébé.
Ben s'en est bien sorti et après un mois d'hôpital, c'était un bébé en bonne santé qui est revenu à la maison.

Du reste, s'il lui est arrivé d'être un élément perturbateur de tranquillité, je ne pense pas que ce soit dû à cela. C'est plutôt dû à une forte personnalité et à son caractère indépendant.

Bon anniv, Ben !
Par clo - Publié dans : My life - Communauté : De la Vie
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Jeudi 15 janvier 2009
Je ne la connais pas depuis bien longtemps, trois ou quatre ans. C'est la marraine de Jo, mon ami.
Avec François, son mari, ils ont fêté leur soixante ans de mariage voici deux ans. Une grande fête qui a réuni toute la famille, ainsi que les amis et voisins.
Une grande fête qui nous a permis à Jo et moi de retrouver avec joie une cousine lointaine et son mari que nous voyons régulièrement depuis ce temps.

Depuis des mois, nous constatons qu'ils sont bien vieux et bien usés. François marche difficilement avec deux cannes et le moindre geste devient une expédition incroyable, et Raymonde tombe souvent, elle est toute maigre et on se demande s'il y a encore des muscles sur ses os. Mais, ils s'acharnent à continuer leur chemin, à rester le plus possible indépendants dans la petite maison qu'ils habitent depuis toujours.
Marraine a toujours froid, la maison est surchauffée, et on a du mal à rester longtemps.
Ils sont bien entourés dans leur petit village. Untel fait les courses, untel les conduit chez le médeçin, untel prend régulièrement des nouvelles, les voisins sont attentifs. Les membres de la famille viennent à tour de rôle.
Ils participent à tous les banquets du village. Et, bien qu'ils n'ont pas eu d'enfants, ils sont les papi et mamie de tout le monde ou le parrain et la marraine.
Depuis quelques mois, les neveux se disent qu'il faudrait bien qu'ils partent dans un home, ils seraient plus rassurés, et , en même temps, ils se disent que tant qu'ils peuvent se débrouiller et qu'ils sont deux, c'est mieux ainsi. Du reste, on ose à peine leur en parler, de peur de les blesser et surtout, on sait qu'ils sont très têtus, surtout Parrain qui s'est fabriqué des petits bancs le long de son jardin pour continuer à faire ses légumes.
Et, voilà ! Dimanche, Raymonde a fait un AVC et en tombant, elle s'est brulée à la joue sur son poële à charbon. On ne sait comment François a eu la force de l'écarter du feu.
Et, depuis quatre jours, Raymonde git sur son lit d'hôpital, elle ne peut plus parler ni manger, son regard est agard, mais elle reconnait son monde.
Sa respiration est rauque. Et sans son dentier, elle fait peine, on devine à peine un corps maigrelet sous les draps, elle a une grosse brûlure sur la joue.
François se traine à petits pas vers le lit, fait de gros efforts pour l'embrasser et ne pas perdre l'équilibre. Le coeur se sert lorsqu'on les regarde. Elle le fixe et cligne des yeux lorsqu'il lui parle.
Le médeçin dit que le pronostic vital est réservé.
Hier, elle semblait aller mieux, elle tournait la tête, bougeait un peu le bras qu'on croyait paralysé. Parrain croit qu'elle va se remettre .

Combien de temps lui reste-t-il ? Des jours, des semaines, des mois ?
Et, François si démuni, si perdu !
Il retourne chez lui tous les soirs, seul, on s'inquiète....... pour elle, pour lui......
Par clo - Publié dans : My life - Communauté : De la Vie
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Mardi 13 janvier 2009
Pas perdu pour tout le monde, ce lundi soir à "Ma campagne"  au Mont St Aubert qui culmine quand même à 146 m au dessus de Tournai, rappelons le . (Lundi perdu )

Repas succulent, ambiance assurée avec Yvette à l'accordéon.
Génial, on reviendra l'année prochaine, ce sera le 11 janvier 2010.




- Dis Bryan, qu'est-ce qu'elle fait ta mamie Yvette le lundi perdu ?
- Elle fait gincher les gens . YES.
Par clo - Publié dans : My life - Communauté : De la Vie
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Lundi 12 janvier 2009
J'adorais Zouc. Je ne savais pas qu'elle s'était arrêtée parce qu'elle était gravement malade depuis dix ans.
Par clo - Publié dans : Humour - Communauté : Que de l'humour
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Samedi 10 janvier 2009
C'est une règle éternelle de morale et de politique qu'il ne faut jamais pousser son ennemi jusqu'au désespoir.
  Joseph de Maistre
Par clo - Publié dans : Dictons et citations - Communauté : bons à rien mauvais en tout
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Jeudi 8 janvier 2009
On plaisantait sur Madonna qui, parait-il, avait arrêté de travailler huit heures pour aller accoucher de son premier enfant.
Mais, n'empêche que Rachida, cinq jours, ça me laisse perplexe ! J'ajouterais même que, franchement, ça me choque.
Ce n'est quand même pas rien, l'arrivée d'un enfant. On peut quand même prendre le temps de s'adapter, de faire sa connaissance, de l'aimer ,peut-être. C'est pas automatique, tout ça !
Loin de moi, l'idée de dire que les bonnes femmes doivent rester à la maison. Mais, n'empêche qu'il y a nombre de pères qui prennent des congés à la naissance de leur enfant et qui prennent un moment privilégié pour partager avec la maman ,à la fois, la fatigue, les tâches, le bouleversement de leur vie et les débuts de l'apprentissage du métier de parents.

Non, non, Rachida assure, c'est une super woman. Fatigue, connait pas. Post partum, connait pas . Prendre du temps pour Zohra, pourquoi ?
A peine déposé le paquet, on le file à une nounou . Et, maman repart tout pimpante, toute fraiche, toute pomponnée et maquillée vers de nouvelles aventures.
Nombre de politicards hypocrites félicite .
Chiqué, chiiiqué !
La France n'aurait-elle pas supportée une plus longue absence de sa ministre ? Ou la ministre se serait-elle sentie diminuée de jouer à la maman ?

Honte à toutes les femmes qui prennent leur deux ou trois mois de congé de maternité ! Tiens, faudrait peut-être supprimer ça, aussi. Rachida donne l'exemple.

Arrêtons, les gouzis gouzis, les tétés, les areu, areu, au boulot ,mesdames ! On va remettre les gens au travail, merde, alors .

Eh, bien, non, je ne suis pas admirative .

ça me fait penser au roman de Pearl Beack "La mère": c'est une pauvre chinoise qui passe ses journées à travailler dans les rizières, elle a un mari immature et égoïste. Pour accoucher , elle se retire des rizières ,se met à l'écart le temps de donner la vie, enveloppe l'enfant, le met sur son dos et retourne travailler. Un roman touchant qui nous parle de la misère en Chine des années cinquante.
Quoi de plus normal que de désirer pour la femme et pour l'enfant, un début de vie plus humain.
Mais, non, pas pour Rachida et la cause n'est pas la misère . Quoique ?????
Par clo - Publié dans : reflexions diverses - Communauté : De la Vie
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Jeudi 8 janvier 2009
Chaque année, je reçois mon agenda Ethias et j'en suis bien contente, c'est un petit format pratique pour le sac à main et suffisant pour mon planing effréné.
Mais, voilà que cette année, je l'attend desespéremment et ne voit rien venir.
Je consulte à tout hasard Google et ...meufff... GNE... M'ENFIN, y a des gens qui ont fait une pétition contre l'agenda Ethias que , parait-il, tout le monde jette à la poubelle.
M'ont rien demandé !!!!??
C'est pour lutter contre le gachis et la réchauffement de la planète.
Moi, je dois dire que d'habitude, je suis vachement motivée pour lutter contre le réchauffement de la planète, mais, en ce moment, avec - 8° le matin, ma motivation bat de l'aile.
Bon, je vais aller m'acheter un agenda. J'essaierais de trouver "en papier recyclé" je vous le jure.
ADIEU L'AMI !
Par clo - Publié dans : My life - Communauté : Que de l'humour
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Lundi 5 janvier 2009
"Où on va, papa ?" ce livre écrit par Jean-Louis Fournier édité chez Stock.

De l'humour et de la dérision à prendre au 36 ème degré ! Un voyage au coeur d'une relation d'amour entre un père et ses deux fils handicapés.
De l'humour pour ne pas sombrer, de la dérision pour continuer comme on peut !

Ce livre qui vous emmène en sautillant dans les abîmes de la desespérance et de l'incompréhension ,mais qui donne aussi une grande leçon d'humilité devant les défis de l'existence, une leçon d'amour tout court, le seul vrai amour, celui qui fait qu'on n'attend rien de tout ce qu'on penserait pouvoir attendre.
Leçon d'amour d'un père qui s'accroche à des bribes d'échanges furtifs, à deux ou trois mots et à ce "Où on va, papa ?" répété cent fois et qui n'attend pas de réponse.

Non, je n'ai pas ri en lisant ce bouquin, à peine esquissé un sourire parfois. Heureusement, il se lit vite.
 On est quand même content de le terminer, mais on ne regrette pas pour autant d'y être entré et de l'avoir lu d'un coup.

Une grande leçon d'humanité !
Par clo - Publié dans : reflexions diverses - Communauté : De la Vie
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Lundi 5 janvier 2009
Le lundi perdu est une fête typique tournaisienne ,elle aura lieu cette année le 12 janvier. On la fête en réalisant un menu type.
Moi, j'irai à "Ma campagne" près du Mont St Aubert, c'est un petit resto avec ses habitués .
Le chef vous propose ses réalisations culinaires, toutes faites maison. Allez-y vous ne serez pas déçu !
(Ci-dessous, le menu du lundi perdu et l'origine de cette tradition (pris sur le site officiel de la ville de Tournai)

http://www.tournai.be/fr/officiel/index.php?page=96

Le premier plat : la petite saucisse
Elle est servie avec de la compote ou du chou cuit au saindoux. Et pas de saucisse à bâtons qui est, certes, un plat tournaisien, mais que l'on ne sert pas traditionnellement ce jour-là.

Le second plat : le lapin aux preones et aux raisins
Aussi appelé : le lapin à la tournaisienne.

Ingrédients : un lapin - des oignons - du sel et du poivre - un filet de vinaigre - un peu de cassonade (facultatif) - du thym - du laurier - du beurre - des prunes sèches et des raisins secs.

La recette : On fait roussir dans une casserole - en fonte de préférence - les morceaux de lapin et les oignons. On ajoute l'assaisonnement puis on arrose d'eau.

Pour bien respecter la tradition, la cuisson du lapin se fait toujours à l'eau et jamais à la bière, ni au vin,même si c'est meilleur! N'oublions pas qu'il s'agit d'un plat de pauvres à l'origine.

Le lapin va mijoter, guernoter doucement en patois tournaisien. Il sera cuit quand la viande se détache des os mais le lapin ne doit pas se démêler. On ajoute les pruneaux et les raisins que l'on fait gonfler préalablement dans l'eau bouillante. On le sert avec des pommes de terre vapeur et jamais avec des frites ou croquettes. On peut le manger en buvant du vin.

Le troisième plat : la salade tournaisienne
Ingréditents : salade de blé (mâche) - oignons cuits au four avec la pelure mais épluchés par la suite - pommes - chicons - choux rouge au vinaigre - haricots - assaisonnement.

A cette recette de base, on peut ajouter les ingrédients suivants : pissenlit - céleri-rave - betterave rouge - barbe de capucin. Mais pas de noix, de lardons, de dés de fromage qui sont des fantaisies de notre époque.

On ajoute l'assaisonnement et on fatigue bien la salade. Celle-ci se mange avec du mutiau (*) ou du jambon.

Dessert : la galette
Pour terminer, on sert la galette des rois avec la fève.

 

(*)mutiau : Spécialité tournaisienne mangée lors du Lundi Perdu. Tête pressée finement hachée et garnie d'ail et de persil

http://www.tournai.be/fr/officiel/index.php?page=95

Des origines qui remontent à plus de 700 ans
L'origine de cette tradition n'est pas connue de manière précise mais sa plus ancienne trace remonte au XIIIème siècle.

Le moine Li Muisis - abbé de Saint-Martin à Tournai - écrit en 1281 : 'Selon une ancienne coutume, les citoyens les plus aisés et leurs fils se réunissent fraternellement autour d'une table ronde et élisent un roi'.

Le 'Lundi parjuré' ou 'Lundi perdu' que nous connaissons sous sa forme actuelle remonte à la moitié du XIXème siècle et n'a pas subi de modifications importantes sauf une tendance, née après 1945, à la célébrer en groupe, au restaurant, plutôt qu'en famille comme le veut la tradition.

Cette fête importante dans le calendrier tournaisien a toujours lieu le premier lundi après le 6 janvier, jour de l'Epiphanie(*).

La tradition de cette fête du lundi après les Rois remonte en fait à de très anciennes institutions judiciaires du Moyen Age, époque où les seigneurs fonciers avaient leurs propres justices et tenaient leurs propres assises judiciaires en présence de tous les dépendants de leur seigneurie appelés, au jour prescrit, par la cloche paroissiale ou, le cas échéant, par celle du beffroi.

 

Ces assises, appelées plaids généraux ou franches vérités , se tenaient en plein air, soit sur la place publique, soit même dans le cimetière qui, comme on le sait, entourait l'église paroissiale. Elles avaient pour but de découvrir les crimes qui avaient échappé aux autorités judiciaires. Ceux qui avaient connaissance de meurtres, brigandages, incendies criminels, vols, viols, calomnies, usure, etc... étaient tenus de les déclarer, d'autant plus que serment avait été prêté, qu'on avait, selon l'expression de l'époque juré sur les saints. La date de ces assises était, presque partout, fixée au lundi qui suivait l'Epiphanie que l'on trouve appelé, dans certains textes du Moyen Age, parjure deluns (de dies lunae, jour de la lune).

Le parjure des rois mages ?
Le sens à donner au terme 'parjuré' a suscité plusieurs explications. Certains font référence aux rois mages qui se sont parjurés en ne revenant pas, comme ils l'avaient promis, afin de préciser à Hérode où ils avaient trouvé l'Enfant Jésus! Explication pour le moins fantaisiste! D'autres, faisant référence aux plaids généraux ou franches vérités et pensent que, ce jour-là, certains se parjuraient, malgré leur serment, pour ne pas avoir à se dénoncer l'un l'autre!

 

Il est plus que probable que le terme 'parjuré' a rapport avec la morale, c'est-à-dire avec le serment prêté. On peut très bien donner à parjurer le sens de jurer solennellement, le préfixe 'par' marquant l'idée de perfection, ainsi qu'il en va pour les verbes parachever (achever parfaitement), parfaire (achever convenablement) ou encore parfournir (fournir en entier). Le jour parjuré était donc celui où l'on devait prêter le grand serment, le serment total.

Quant au terme 'lundi perdu', il signifie très simplement que ce jour était perdu pour tous les travaux. En effet, ce lundi-là, le travail était suspendu partout: usines, ateliers et bureaux étaient fermés. On ne va plus jusque là aujourd'hui, mais 'faire lundi perdu' reste néanmoins une tradition très vivace observée par une très large majorité de la population.

Le repas de ce lundi est une survivance de la grande bombance (bonne chère abondamment servie) à laquelle le seigneur et son personnel judiciaire se livraient à l'issue du plaid et à laquelle participaient les manants eux-mêmes non sans avoir, au préalable, payé leur écot en argent ou en nature!

 

Par clo - Publié dans : My life - Communauté : Racontez-le moi !
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