Souvenez-vous, si vous avez besoin d’une main tendue, vous en trouverez une à la fin de chacun de vos bras. A mesure
que vous grandirez, vous découvrirez que vous avez deux mains, une pour vous aider, l’autre pour aider les autres.
Les gens, encore plus que les choses, ont besoin d’être rétablis, ravivés, récupérés et pardonnés; ne rejetez
jamais quelqu’un.
Je sais, c'est la St Valentin avec son cortège de coeur-coeur et de flon flon, mais ça me fait repenser à l'une de mes nombreuses
aventures glauques.
C'était en 2001. Jo et moi venions de nous installer dans une petite maison à Tournai. Nous nous connaissions depuis plus d'un an et j'avais rencontré Jo alors qu'il vivait déjà séparé de son ex
épouse depuis plusieurs mois. Il vivait dans un petit appart et n'avait pas de chambre pour accueillir sa fille.
Jo était content de cette maison où il pouvait laisser la petite aménager sa grande chambre. Cependant, elle n'y a jamais dormi car, bien qu'ayant presque 11 ans, elle ne pouvait quitter sa maman
la nuit. Jo devait la ramener le samedi soir et le dimanche soir, de même pendant les vacances, il la ramenait chaque soir chez la mère. ça parait ridicule, mais c'est vrai.
Un matin , à 5 heures, nous dormions du sommeil du juste, on sonne à la porte très vivement, puis, on tambourine bruyamment.
Je me lève et je me dirige vers la fenêtre de la chambre de devant. Un projecteur est braqué sur moi. J'hallucine. Sur l'instant, encore endormie, j'ai pensé à la guestapo. Mon coeur s'est mis à
battre à cent à l'heure.
J'ai entendu crier : POLICE !
Jo ouvrait les yeux péniblement, car chez lui, la levée du corps est toujours pénible.
Le temps que nous descendions l'escalier pour ouvrir, un serrurier commençait à demonter la serrure.
En le racontant, j'hallucine encore. Maintenant, je rigole, mais, sur le coup, je vous assure qu'on a vraiment les boules.
Un huissier et deux policiers entrent dans la maison et demande où se trouve la chambre.
L'huissier doit constater que nos places dans le lit sont encore chaudes.
C'est con, ce jour-là, je ne dormais pas en boule sur une chaise, à côté du lit.
Ensuite, nous descendons pour signer quelques papiers pendant que le serrurier change la serrure.
Là, je suis bien reveillée et je dis à l'un des policiers qui avait quand même l'air gêné que je vais aller casser la tête de l'ex épouse de jo. Enfin, pas ex, puisque le divorce n'était pas
prononcé. Ceci explique cela.
Le policier bien gentil me dit : Faites pas ça avant 7 heures, madame, car je suis de service jusque là et je devrais aller vous arrêter.
C'est vrai que j'avais retrouver le sourire, bien que très, en colère.
C'était vraiment débile, je ne savais même pas que ce genre de truc existait encore. En plus que Jo vivait séparé de son ex depuis presque deux ans.
A 7 heures pile, je suis allé insulter l'ex de jo. Je n'ai pas tapé, ce n'est pas dans ma philosophie. Mais, ça m'a fait du bien de lui faire peur à 7 heures du mat. Il fallait décompresser.
Après je suis partie à l'école où j'ai raconté mon aventure de la nuit à mes collègues attérées.
Que les amoureux qui me lisent m'excusent d'être rabat joie sur les "toujours" et les "jamais".
Je suis toujours sceptique sur les bonnes ou les mauvaises raisons qui font qu'un couple se forme.
Mais, ce qui est nul, c'est la médiocrité et la bassesse dont certains ou certaines sont capables lorsque rien ne va plus.
Le véritable amour se voit lorsqu'on regarde le chemin parcouru et là, on peut dire : He bien, oui, on s'est aimé !
Je suis allée faire un tour sur le site de la ligue des optimistes de Belgique, mais cette ligue existe dans beaucoup d'autres pays. En tout cas, je veux faire mienne une partie de leur convictions
de bases.
Au diable ma fierté À genoux je viens supplier Je voudrais juste que la justice Soit un peu plus juste cette fois
Au diable ma fierté À genoux je viens supplier Car la justice a été trop juste Encore une fois
C’est une tragédie Une nouvelle marche en arrière Leur partielle, meurtrière justice A posé son gros cul sur le droit des pères
C’est une tragédie Une nouvelle course à l’envers La justice a posé son gros cul Sur le droit des pères
Si je t’écris aujourd’hui Mon enfant, de ma nuit C’est pour que tu saches Que si j’ai tout perdu Comme un chien je me suis battu Pour mon droit de t’aimer Comme un papa peut aimer Ils m’ont
laisser errer sans toi Dans ma colère Ils ont piétiné encore une fois Le droit des pères
Ils nous ont posé Toi et moi sur le bord Comme deux serpillières Et merde au droit des pères !
Si je t’écris aujourd’hui C’est que tu dois savoir Qu’ils ne m’ont laissé Que le droit de hurler Ton prénom dans le vent J’ai perdu la plus importante De mes guerres Te voir grandir tous les
jours Mon enfant
Nous sommes des milliers de pères Le nez dans la poussière Les milliers qu’ils ont jeté Dans ce cachot, ce piège à rat, cette misère Des milliers à pleurer Madame la justice, enlevez vos
oeillères Des milliers à mendier Notre droit des pères
Je m’en vais dans ma nuit Non, je ne te laisse pas Non, je veille de loin Puisque c’est le seul de mes droits J’aurais toujours une main sur le coeur L’autre sur ton épaule Je viendrais te
renifler De loin, à la sortie de l’école
Mon amour Ils ne m’arracheront pas ça Ni eux, ni ta pauvre mère Mes yeux de père
Mon amour Sache que mes mains se seront déchirées Sur l’infranchissable barbelé D’une machine à fric Qu’ils appellent justice La plus vieille des putes À la raie je lui pisse
J’ai cette envie de meurtre Au fond de ma colère Je ne poserai pas de bombes Non, ça me dégoûte Il n’y a rien de plus bas Tu sais Celles qui arrachent Les jambes et les bras Elles n’arracheront
jamais le coeur De ceux qui n’en ont pas Tu sais Ceux qui nous offrent Des miettes de jours pour tous les deux Chaque mois
J’ai cette envie de meurtre Au fond de ma prière Ils m’ont volé Mon droit de père
Comme régulièrement, je viens reparler du SAP pour soutenir Jo dans son combat .
Je n'ai pu résister à l'envie de photographier la prison de Tournai qui est un magnifique batiment.
Ce n'est malheureusement pas un lieu de vie agréable pour les habitants des lieux et il parait qu'une aile du batiment est totalement insalubre, humide et infestée de cafards.
Mais, sur le mur extérieur, l'entreprise Galère fait sa pub. ça, c'est une pub qu'elle est bonne !
vos honorables contributions